Afghanes : une vitalité désespérée
Un salon afghan, quatre fenêtres sur Kaboul, trois portraits intimes et puissants : Afghanes : une vitalité désespérée nous donne à entendre, à voir et à ressentir la résistance quotidienne des femmes en Afghanistan.
Kubra Khademi est performeuse et plasticienne, Mortaza Behboudi est reporter de guerre et réalisateur. Aux côtés d’une équipe de vidéastes anonymes de Kaboul, iels nous invitent à être témoins de la lutte quotidienne des femmes d’Afghanistan face à la violence systémique, l’enfermement et la disparition progressive de leurs droits depuis le retour des talibans. Dans un lieu clos conçu comme un salon afghan, le récit se déploie par l’écoute, les sensations et les images : on y découvre les témoignages de Laila, fondatrice d’une école clandestine pour filles, de Souhaila, artiste et chanteuse, et de Narges, ancienne enseignante qui se bat pour faire libérer son mari enfermé par les talibans. Privées d’éducation, de liberté de mouvement et de parole publique, elles continuent pourtant de résister dans la clandestinité, par l’apprentissage, la création et la transmission. L’installation raconte cette vitalité fragile, clandestine, désespérée parfois, mais toujours bien vivante.
Spectacle en Dari surtitré en français
AUTOUR DU SPECTACLE
le soir de la représentation
Mise en scène Kubra Khademi
Récit sonore Mortaza Behboudi
Scénographie, installation plastique et performance Kubra Khademi
Vidéo vidéastes et monteurs anonymes à Kaboul
Lumière Juliette Delfosse
Mixage Eric Boisteau
Régie générale François Lewyllie
D’après une idée originale de Caroline Gillet.
Remerciements L’École d’Art du Beauvaisis, et les céramistes Amandine Brunet et Valérie Dubuisson
Production Maria-Carmela Mini
Production Latitudes Prod (Lille)
Coproduction Festival d’Avignon, Théâtre de la Ville (Paris), Festival d’Automne à Paris, Les Halles de Schaerbeek (Bruxelles), Festival euro-scène Leipzig, Théâtre Molière Scène Nationale Archipel de Thau,Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France et de Open Society Foundations via l’Afghanistan Cultural Fund