La Pendaison
Résident coréen au Japon, R a été reconnu coupable de meurtre et condamné à mort par pendaison pour avoir violé et tué deux jeunes Japonaises. Mais le jour de son exécution, R perd la mémoire. Peut-on dès lors pendre légalement un homme qui n’a plus conscience de ses actes ? Force est donc de les lui rappeler…
« Ce film est basé sur le crime du coréen Jun U Lee qui dit-on a tué en 1958 une lycéenne. Malgré une demande de recours en grâce Jun fut exécuté. Nous estimons que ses réflexions constituent avec acuité la pensée la jeunesse japonaise d’après-guerre. C’est pourquoi nous avons choisi le cas de Jun U Lee. j’ai imaginé que l’exécution échouait pour le faire revivre et le supplicier à nouveau […] C’est ainsi que nous avons imaginé un personnage, R., plus fictif que Jun U Lee qui, lui est mort dans la réalité. »
Nagisa Oshima, texte de la bande annonce de 1969 du film, rédigé par le cinéaste, Jeune cinema, n°42, 1969.